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2011-12-18

Wild talk, wild snap


Deux petites dames se rendent au Salon du Vintage à la Cité de la Mode et du Design :
"Life is far too important a thing ever to talk seriously about."
(Oscar Wilde, Lady Windermere's Fan)

Ghostwriter by RJD2 on Grooveshark

2010-10-29

Mus(é)e

Gracieusement offert par la charmante Euterpe, muse musicienne de son état, un chavirement auditif instantané au pays de Vinícius de Moraes.
« Et cependant il faut chanter
Plus que jamais il faut chanter. »

2010-04-07

Petite pose

Jardin japonais à la MEP.
Cette pauvrette qui n'en peut plus de faire la queue. "Ah oui vraiment les enfants parisiens ont de la chance d'avoir accès à toute cette culture". Pour ce qui est du jardin en revanche, je le préfère un peu plus herbeux. Elle, peut-être pas.
Ben alors, la mouette, t'en peux plus du bitume ? (hilarité jaunâtre)

2010-03-29

Instants tannés

Près de Beaubourg.
Bon l'œuvre n'est pas de moi, certes... D'où, question ontologique :
Le (ou la, pas de sexisme hein) photographe est-il vraiment protagoniste puisqu'il (ou elle) emprunte seulement un morceau au réel, le copie même sans vergogne, aouh l'esbrouffe ! Oui, mais bon, me direz-vous, l'instant n'existant pas "pour de vrai", finalement, la photo témoigne d'une réalité pas vraiment palpable, même plutôt (af)fabuleuse. Ouf, une petite place pour le baladin.
Bon, bref, tout ça pour dire que moi, ce que j'aimais bien, c'était le petit "mimi cracra" du recoin à droite, qui poétise avec "poubelle anti-terroriste" et minaude incognito avec "ruisseau d'urine". Niek.


Sinon, FONCEZ à la MEP pour les derniers jours (c'est fini le 4 avril !) d'Elliott Erwitt, Personal Best. Luc Choquer et Philippe Bordas sont terribles aussi.

2010-02-26

Wowwwww

Je vous laisse imaginer...

Vu l'expo Lisette Model au Jeu de Paume (portraits, portraits, reflets, Paris, Nice, New York, San Francisco... de l'instinct chez ce sacré bout de femme) et attends avec impatience celle de Willy Ronis.

2009-08-02

Paris-ci

Voilà, pas plus d'inspiration pour aujourd'hui.
Il reste 8 jours pour foncer à l'expo Kandinsky à Beaubourg...

2009-07-20

Donc, l'expo Tags

L'exercice était périlleux. Chercher à recréer l'univers de la "rue" entre les murs d'un musée... Transformer ces mêmes murs, fermés, en illusion d'expression libre, rebelle et anti-conventionnelle, les donner à admirer à des spectateurs bien dans la norme, a fini par coincer l'expo dans un paradoxe qui n'arrive pas à se dépasser. Le tag est un art, certes, mais un street art, un art qui s'affranchit de toute limite spatiale et légale !
La Fondation Cartier a bien tenté de résoudre le contresens en habillant les murs externes, internes et le jardin, floutant ainsi la limite entre support et le message - même les toilettes sont inondées de signatures - mais pour un résultat finalement assez peu crédible. Je dirais même, parfois laid.
En pratique, l'expo définit le parcours historique du graffiti, de son apparition au début des années 70 à New York à son explosion mondiale et à sa reconnaissance progressive par le milieu de l’art contemporain.
Mais curieusement, une fois l'intention didactique absorbée, toutes ces images, tous ces films, toutes ces constructions laissent une impression d''incomplétude, de fictif et par là même, de mensonger, d'erroné. Et la raison même pour laquelle il venait observer à loisir et dans un caractère d'entière permission cet univers qui échappe à tout code grâce à sa vitalité extraordinaire, fait rester sur sa faim l'esprit un peu "voyeur assumé".
Comme si on te donnait à voir une peau de lapin soyeuse sans te laisser enfouir ton nez dedans !
En gros un peu auto-frustrant.
Quelques très belles photos, néanmoins, du tag dans son milieu naturellement urbain - Martha Cooper, Henry Chalfant, Jon Naar. Et puis bien sûr le plaisir d'encadrer en quelques clichés lignes et couleurs, stimulant un désir d'harmonie. Et la boucle est bouclée.

Fondation Cartier pour l'art contemporain - Né dans la rue - A voir jusqu'au 29/11.

2009-06-13

MEP, MEP, MEP, Hourra

A la Maison Européenne de la Photo, passons Henri Cartier Bresson, toujours aussi Till Eulenspiegel mais déjà vu, pour grimper quatre à quatre au troisième étage admirer les clichés de Gérard Uféras, Etats de grâce. Anguille des défilés, ballets et autres opéras, il attrappe la magie de ces huis-clos. Oui, je crois que c'est l'expo à voir.

2009-06-01

Rousseau, je te vois !

Un petit rat abandonné près de l'opéra Garnier, qui m'a rappelé les compositions de Niki de Saint Phalle (vues au MAMAC de Nice), avec toutes ces petites poupées incrustées. Celle-là, c'est "coeur de vieille bigote", et la composition est pour le moins imagée : un caniche, des racines, un service à thé, un buste d'homme d'Eglise... et une de ces fameuses petites poupées, en bas, si, si, regardez bien.

Qui veut l'exposer dans son salon ?

2009-05-19

Encooooore une expo ??

Le vautour et l'enfant, photo illustrant l'apartheid par Kevin Carter. Qui s'est suicidé, après avoir obtenu le prix Pulitzer.

Oui, encore une expo ! Une qui vaut le détour : l'expo Controverses.
Si vous n'y êtes pas encore allés, foncez, elle se termine fin mai. Précision préalable cependant : ne vous fiez pas à l'affiche qui laisse présager d'un ton un peu "voyeur". La photo d'Olivier Toscani (cf ses clichés pas cliché pour les pubs Benetton) "kissing nun", qui immortalise le baiser goulu d'une blanche nonne et d'un homme d'église, est quasiment la seule qui affiche la controverse morale. Les controverses étalées sont généralement plutôt de type esthétique (la photo est-elle un art ?), éthique (jusqu'où un reporter peut-il exercer son métier sans être accusé de non assistance à personne en danger ?) et juridique (toutes ces histoires bien opaques de droits d'exploitation, copies d'oeuvres et copyrights et la ribambelle de procès juteux qui vont avec).

Bref, allez, trois bonnes raisons de se dépêcher de prendre des places :
1 - Ce patchwork de "photographies à histoires" est aussi une histoire de la photographie. Chaque photo s'accompagne d'un texte explicatif du contexte de la controverse, qui n'est pas forcément visible au premier coup d'oeil. On se souvient par exemple de cette photo de la petite fille de Trang Bang brûlée au Napalm, courant nue sur le bitume, comme d'un emblème pictural de la guerre du Viêt-Nam. De fait, nous explique-t-on doctement, la bombe est vietnamienne.
2 - Parmi 80 photos, il y en aura bien une qui vous plaira.
3 - Ce week-end, tous les parisiens sont partis à Deauville ou à la Baule, alors plutôt que de ruminer sa solitude tout seul... Voir les nocturnes ! Enfin, moi j'dis ça, j'dis rien.

En aparté - et en écho à une des photos exposées, montrant Sartre sans son inséparable clopiot, délibérément gommé - j'apprends aujourd'hui que finalement, nom d'une pipe, on a restitué son accessoire fumant à Jacques Tati dans le métro ! Il faut dire qu'Evin lui-même trouvait cette fumisterie de Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, "ridicule". J'ose rajouter que cet espèce de moulinet à vent jaune - oui jaune ! - dont les censeurs avaient usé pour cacher l'objet du crime, que dis-je, du vice, était encore plus ridicule.
Ceci n'était pas une pipe, mais la controverse aura fait une bonne pub à l'expo Tati.


Controverses, photographies à histoires, à la BNF, site Richelieu.
Jacques Tati, deux temps, trois mouvements, à la Cinémathèque Française.

2009-04-16

Warhol : Grand Palais, au fond à droite



Sortir du Grand Palais avec le sentiment diffus que l'expo "must have seen" de l'année est en fait la plus creuse. Mais je vous assure, c'est pas par esprit de contradiction. Ou peut-être si, la contradiction successive entre aspiration de départ et déception teintée d'agacement finale.
Le pope de la pop, Andy Warhol, attire les foules façon Levy ou Coelho ; certes le dessein est louable, tout du moins dans sa réussite (mais que de bousculade). Une réflexion a posteriori sur la production de masse et le traitement d'icônes comme des biens de consommation. Et puis ce quart d'heure wikipediesque d'une fresque de portraits défilant de 1960 à 1990, personnalités showbiz, politique (ou les deux à la fois), industrie. On s'imagine presque cultivé et ça stimule l'ego bobo.

A part ça... on se sent obscurément pris pour un con. Comme abusé par un majeur posthume démesuré bien tendu à la (fesse) face de nous autres vils et indistincts anonymes sans-le-dollar. Warhol, ou quand la valeur artistique de l'oeuvre est à 80% produite par sa valeur en billets verts. Ah ben oui, à 25000 $ le portrait, c'est pas par sa pauvreté qu'il faut briller pour être digne de poser ! Donc, toi, ver de terre / teckel lorgnant vers l'étoile :
1 - tu payes 8 € (tarif chômistes, quand même, merci pour eux) pour te gaver jusqu'à plus soif de portraits acidulés, de portraits acidulés et de portraits acidulés (mais pourquoi n'avoir exposé QUE ses portraits, célèbres certes ?). Ah, quel grand coloriste, heu, artiste (mhh fais gaffe, là, t'as dépassé).
2 - tu avales du message : "Je suis un artiste commercial" ("...et pas toi, mais par contre là, tu y contribues, sacré toi, va").

L'idée du siècle ne fait pas l'expo de l'année. ou si on y tient, allez, l'expo "content-pour-rien" de l'année.

Mille fois plus riche, palpitant, troublant, expressif, surprenant, Giorgio de Chirico au Musée d'Art Moderne et Robert Frank au Jeu de Paume (trop tard c'est fini). Preuve qu'on n'est pas obligé d'exhiber des couilles or massif pour se donner de l'importance.