2009-12-31

Happy fiestas

Voilà une portée à compléter de croches et doubles croches.
Sur ce, point d'orgue, moi, je m'en vais 2 semaines.
Profitez bien de la reprise !

2009-12-20

Hivernal

La neige n'a pas fondu partout, mais...


2009-12-11

Buller à Barcelone

Au parc Güell.
Je n'ai qu'une envie : y retourner dare-dare !

Dare-dare : 1640 - Étymologie obscure. Peut-être redoublement expressif à partir du verbe dialectal (se) darer « s'élancer », variation de darder au sens de « s'élancer ».

Source : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Oui, il est brésilien et non pas espagnol ; non, il ne joue pas de guitare classique mais du bandolim, mais c'est pour l'ambiance.
Tais-toi et admire toutes ces notes, car il n'a comme toi que dix doigts.

2009-11-29

Love Locks

Ça a l'air d'être une coutume qui se répand... A Paris, il y en aurait déjà quelques-uns au dessus des péniches sur la passerelle Sedar Senghor. Des amoureux cadenassent leurs noms à la grille d'un pont et jettent la clé dans l'eau ("plouf... - j'ai glissé, chef..."). Pour ma part, mais c'est certainement très personnel, j'ai un peu de mal avec la symbolique... c'est métallique et froid, ça m'évoque la prison, en plus ça peut rouiller, bref, c'est moyen romantique. Je n'ose lancer le mot "grotesque" de peur de passer du côté de la vieille pie acrimonieuse.
Mais bon, soit... pour le "pattern" esthétique, pour Castorama et les quincaillers du coin.
Il serait intéressant de savoir d'où vient l'idée.

Ici, sur le pont Hohenzollern à Cologne, où j'ai passé le week-end dernier. Très chouette ville, par ailleurs ! A l'occase, faites un tour au musée d'art moderne...

2009-11-24

Pasteur Pastaga

Un placard au dessus de tout soupçon... Rhoooo, mamie...
Ou bien il en est, aussi ? J'aurais peut-être dû essayer de lui dévisser l'auréole ?


2009-11-13

Y'a des choses qui traînent

Là, voyez, d'une simple pression du doigt, j'ai coagulé un désordre, "délice de l'imagination", en ordre, "plaisir de la raison". Les ambages ne sont pas de moi - j'aurais aimé - mais de Claudel.
Cela dit, pas grand chose à se mettre sous la dent ces temps-ci, ni mouche ni vermisseau. Et la procrastination comble les trous et aggrave énergiquement mon cas.
Le crachin, l'absence de lumière... et puis je suis privée de mon super prolongeur d'oeil depuis trois semaines. C'est ça, aussi, de picoler aux fêtes de famille, on en oublie ses choses précieuses entre poire et dessert.

2009-11-07

Amour et politesses

Brièvement, cette photo me fait penser à une réflexion d'Alain, dans son Propos sur le Bonheur. Pour lui, le ciment le plus fort d'un couple, c'est la "politesse".

2009-10-29

La culture par Nicolas Appert...

... ou un consommé d'actu-culture-mouette à déguster sur un coin de table.

En top du mois et avec en fond le décor somptueux du théâtre de Paris, rue Blanche, une pièce de grande qualité : Douze hommes en colère.


Il s'agit de l'adaptation d'un film de Sidney Lumet (1957), qui avait reçu à l'époque un Ours d'Or à Berlin. Le script : douze jurés en huis-clos sur scène, avec pour seule échappatoire la porte des toilettes (sic), qui délibèrent du sort d'un jeune parricide.
Vu comme ça, ça n'a pas l'air folichon flonflon-à-la-française, mais tout l'intérêt réside justement dans cet agglomérat : douze acteurs, ça vous remplit une scène. Petit-à-petit de cette masse indistincte se dégagent douze caractères, douze profils sociologiques et autant de raisons de presser, ou pas, le bouton de la chaise électrique. Partant de l'évidence de la culpabilité de l'accusé, le doute se propage de proche en proche, instillé par le juré n°8 - Michel Leeb dans un rôle sérieux, ah ah - et aiguise une tension entretenue du début à la fin.
Une succession d'échanges irrités, agressifs, colériques, ennuyés ou impassibles, et une interrogation en pointillés sur la justice et la vérité, forcément humaines.
Avertissement cependant : allergiques au public caviar dans la poche gauche et/ou vieux beau VIP flanqué de sa poule liftée, s'abstenir. Mais moi je vous assure qu'il y a du bon dans les quelques minutes d'attente dans un hall sur fond de tapis rouge et de contrebassiste en couvre-chef.

Mais bon, pas de jaloux. Pour ces frileux là, j'ai aussi la perle. Moins cossu, plus popu, un film : Mascarades.




Ce film est passé totalement inaperçu (en tout cas pour moi) lors de sa sortie en salles fin 2008, mais il a déjà empoché pas mal de prix. Et ça risque de continuer, puisqu'il représentera l'Algérie pour les Oscars 2009, catégorie meilleur film étranger.
Mascarades, c'est 1h32 de franche mais tendre rigolade sur un petit village d'Algérie, au travers duquel transparaissent tous les travers d'une société ballottée entre individualisme et pression du groupe. J'y ai retrouvé avec bonheur l'esprit un peu farce, loufoque et brouillon de culture locale qu'affectionne Kusturica.
L'idée : Mounir (Lyes Salem - un rien Borat avec cette moustache triomphale), un type bien mais à la fierté fanfaronne, ne supporte plus les moqueries des voisins au sujet de sa sœur narcoleptique. Un soir, complètement saoul, il hurle dans le village aux fenêtres fermées mais attentives, qu'il a trouvé pour sa sœur le plus riche et le plus renommé des maris, un homme d'affaires. Le bruit court, la rumeur s'amplifie, bientôt on ne parle plus que de ça - tout le monde connaît quelqu'un qui connaît l'homme et chacun apporte moult détails croustillants - et on sacre Mounir roi du pétrole. Sa fierté flattée, il mute en imbécile heureux à la virilité complètement niaise, et se laisse courtiser par un village prêt à tout pour récupérer un peu de cette aura factice, même à se faire rouler dans la farine.
Ce sont les femmes qui intriguent pour démêler finalement l'écheveau et arriver à leurs fins. Les femmes, justement : leur rôle, pourtant limité à la sphère privée, est crucial. En public, elles doivent sauver l'honneur et les meubles, alors en privé, elles se rattrapent.
On rit du burlesque et on en oublie presque la gravité du sujet, la critique sociale qu'il sous-tend, le progressisme, le message féministe sous-jacent. Un peu à la manière d'une comédie de Molière.
Le casting est algérien, le budget français (Canal). Lyes Salem, qui a réalisé le film, espère dans une interview que le succès de son film amènera l'Algérie à ouvrir les yeux (et la bourse) sur les talents qui l'habitent - et moi aussi.
Un film à regarder un dimanche soir, qui s'ouvre comme une boîte de concentré d'énergie pour la semaine. Pop.

Douze hommes en colère, jusqu'au 7 novembre au théâtre de Paris
Mascarades, film français sorti en décembre 2008, réalisé par Lyes Salem

2009-10-18

Mots émaux

"- J'hésite...
- Le bleu t'allait mieux au teint, si je puis me permettre. Mais bon, tout te va, à toi, alors... C'en est rageant, parfois, je t'assure ! Ceci dit, le jaune serait peut-être plus joyeux pour l'hiver. Ah, on n'est pas pressés qu'il arrive, celui-là. Et puis la flemme de ressortir tout de suite la doudoune aussi large que haute rangée en haut de l'armoire. Enfin le jaune, quand même, faut oser. Le rayé te donne un air carrément chic assumé, je dois dire que ça m'impressionne, moi, le rayé, c'est la cata, ça donne marin-pêcheur en grève. Le rouge est un peu trop flashy à mon goût, je n'aime pas trop le concept de couleur fraise trop mûre, c'est gore, mais s'il te plaît, à toi, je ne dis rien, tu sais, l'essentiel est de se sentir bien dedans... Mhhh, sexy, tu vois. Y'a des jours comme ça, on a l'impression de tourner toutes les têtes façon Exorciste, c'est des jours, on a la confiance. Je suis sure que ce bleu-là, un peu canard mais presque turquoise hein finalement, il te donnera l'assurance. Par-fait, avec tes petites low-boots anthracite qu'on avait trouvées aux mega soldes d'été chez Colisée, tu te souviens les folies ce jour là ? ... Il aime le bleu canard, ton loulou ?
...
Hé, tu m'écoutes ?"

Trombinocheese, smiling cheek to cheek

Il était temps de montrer que je ne passe pas non plus TOUTE ma vie dans le métro. Quoique ? Non, je passe aussi beaucoup de temps devant mon PC de Nanterre, avec pour toute vue rafraîchissante parmi tous ces buildings pour le moins hideux, une mouette qui parfois s'ébroue dans l'eau stagnante d'un toit plat. Elle aime bien ce toit, la mouette, va savoir. Peut-être qu'elle vérifie vite fait dans le reflet que son rimmel n'a pas coulé, rapport à l'amerrissage forcé du moucheron cuité bien qu'imberbe, qui a pris aux premières lueurs son oeil pour une oasis.
Limite, elle se foutrait même de ma gueule à l'envers, coincée derrière ma petite fenêtre, cernée entre un écran effet sidérant et un téléphone braillard.
Moutarde...
La prochaine passera à la mitraillette (de mon Canon, n'affolons pas la paire de B).
Mais de quoi me plains-je ? Déjà, j'ai une place au chaud et près d'une fenêtre. Et une cantine qui a au préalable chassé insecte et/ou poisson pour moi et me le sert tout chaud à midi, accompagné de ses frites grasses. Et toc.