2011-03-19

Perron cochon

Ah, ces Allemands...
Doit-on y voir l'oeuvre chérie de tante Claudia (prononcer [Claoudia]), reléguée près du paillasson pour protéger schlaps* blanches et pépin, en attendant que quelqu'un se décide à l'emporter au grenier ou à la déchetterie - mais personne n'ose s'exposer aux foudres de tante Claudia -"Warum hat doch meine Peggy verschwunden ? Mais où est donc passée ma Peggy jolie ?"

Ou bien peut-être a-t-elle une utilité qui justifierait cette grotesque difformité ? Je ne sais pas, moi, faire déguerpir les taupes et les ragondins sans qu'ils demandent leur reste (de rôti dominical) ?

Ahhhh, mais méfions-nous : peut-être est-ce Pig Brother, oreille dressée, caméra high-tech planquée dans le groin, détecteur de patte blanche, à l'affût du voyageur audacieux.
Ou un martien déluré et un peu biglouche, à l'éducation cartoonesque, qui comptait bien, lui, à petits pas feutrés, entrer boulotter incognito sa part de rôti et de patates à l'ail.

Ou simple mauvais goût... il arrive d'avoir la main un peu lourde sur l'ail...

*En lorrain dans le texte.
Schlaps : N. Fém. Pl. - Chaussures non fermées à l'arrière, qui ont donc la caractéristique fabuleuse de se rabattre frénétiquement sur le talon à chaque pas -"schlap, schlap, schlap" etc. - et/ou d'obliger qui les porte à sereinement traîner des pieds.

2011-02-06

Bonne année du lapin !


Quelques rayons de soleil pour accompagner le défilé d'hiver du Nouvel An chinois... c'est pas de refus !



2011-01-23

C'est par là...


Au sortir du docu de ce photographe, JR, connu pour ses portraits de Jacquouille (visages déformés par un objectif trop près). Le film fait partie de son projet "Women are heroes" et navigue entre Delhi, le Cambodge, le Brésil, le Libéria. Il est rythmé par des témoignages de femmes engagées, volontairement ou par la force des choses, un non choix. Des images superbes, "photographiques" dirais-je, qui jouent avec les ombres, les lumières, sublimant la misère, le désordre, la saleté, la précarité. Deux messages, en substance, subsistent : "nos enfants ne doivent pas souffrir comme nous souffrons", et "nous sommes des femmes et des hommes comme tout le monde, avec un potentiel identique".
Si vous aviez loupé l'habillage des quais de l'île Saint Louis, ou que vous aimeriez en savoir plus sur ce projet fou d'habiller les murs de favelas d'yeux grands ouverts, foncez, c'est un petit bijou de fin de week-end ! A la hauteur de "Staff Benda Bilili", vu en 2010, et terrible également.

2011-01-15

Peuchère un pêcheur

Tranquilou, sur l'air de Carmen...


2010-12-03

Danse moribonde

Suffit de cliquer sur Play et, hiver ou pas hiver, ma main au feu qu'ils revivent.


2010-11-21

Jus de melon

Un petit concert aux Trois Baudets vendredi dernier, plutôt latino.
Une virée en forêt pour le souffle, les lumières rasantes et le luxe d'un panorama solitaire.
Et en bonus auditif une découverte qui vaut bien ses quatre arabica serrés, Ahmad Jamal en live. Monte le son Gaston !


2010-11-06

Éparpillements

Oh, une fleur de bitume.

Happy as a Dead Pig in the Sunshine

"Et pour un baiser la course, j'emmenais mes belles de nuit faire un tour sur la Grande Ourse."

2010-10-29

Mus(é)e

Gracieusement offert par la charmante Euterpe, muse musicienne de son état, un chavirement auditif instantané au pays de Vinícius de Moraes.
« Et cependant il faut chanter
Plus que jamais il faut chanter. »

2010-10-18

Métro boulot flamenco


Sorti cette année, le deuxième album de Kader Fahem, My Gypsy Ways, est merveilleux. Nourri à Paco de Lucia et au flamenco, ce guitariste en a absorbé l'essence bouillante et l'a fait mijoter sur un fond de musique kabyle et de jazz.
Virtuose, intuitif, raffiné, moelleux comme un édredon, autant qu'entreprenant et volontaire, cet album est un combustible abandonné là, à disposition, en ces temps de grève, pour le rapt de nos oreilles ébaubies.